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Cet illusoire troisième lien entre Québec et Lévis (opinion d’un lecteur)

Dans le cadre de l’actuelle campagne électorale municipale, l’un des sujets omniprésents dans la région de Québec est certainement le dossier du troisième lien entre Québec et Lévis. L’un des lecteurs de Chefs d’entreprises nous a transmis ce texte qui, nous l’espérons, vous fera sourire.

Il est invraisemblable que cet illusoire troisième lien, entre Québec et Lévis, semble constituer le principal sujet de l’élection alors qu’’une étude technique des plus sommaires suffit à en confirmer la presque non-faisabilité. Des ministres se compromettent également sur cette question en affirmant que le Ministère des Transport étudie le projet depuis fort longtemps, chose bizarre.

Soulignons d’’abord que la distance qui sépare les centre-ville de Québec et de Lévis n’’est que de trois kilomètres alors que le détour par les ponts de Québec, entre ces deux points, est de 33 kilomètres. D’autre part, que de passer par l’Île d’’Orléans, comme le suggérait un maire de la rive sud à un certain moment, en plus de solliciter énormément le pont qui relie l’’Île d’Orléans à Beauport et de massacrer ce site pittoresque qu’’est Ste-Pétronille, ne donnerait aucun avantage puisque la distance serait également de 33 kilomètres.

Au départ, la nécessité de respecter de façon absolue le cachet patrimonial énormément important du vieux Québec, porte à proposer d’’abord un discret tunnel entre Québec et Lévis, ce qui est impossible puisque la profondeur du fleuve atteint 155 pieds près de la rive de Lévis. De plus, le socle rocheux est constitué de schistes fissurés dans tous les axes et saturé d’eau, ce qui rend l’excavation d’un tunnel pratiquement en impossible en-dessous du niveau du fleuve. De plus, ce type de roc s’effrite à l’air ce qui demande un très dispendieux bétonnage immédiat.

Par conséquent, il ne reste que l’’alternative d’’un pont, de type suspendu, à cause de la profondeur du fleuve. Pour éviter de défigurer le Vieux Québec, le premier site qui semble se prêter à la construction d’’un très long pont suspendu et de ses rampes d’accès se situe possiblement à trois kilomètres à l’’amont du Château Frontenac, au droit des Anses dites « des Mères «  et « Tibbits ». Le pont doit dégager une hauteur libre de 160 pieds pour la navigation, ce qui le fait aboutir à la mi-hauteur du promontoire  des Plaines d’Abraham. Comme il ne saurait être question d’excaver un échangeur en plein milieu des Plaines d’Abraham, les accès du côté de la ville de Québec devraient donc se faire par tunnels, sous les Plaines d’’Abraham, jusqu’’au boulevards Charest et St-Jean, à plus de 1.5 kilomètre plus au nord.

On parle dès lors d’’un projet pharaonique, injustifiable, de plusieurs milliards de dollars, alors que l’on ne trouve même pas les 400 millions nécessaires pour sauver le Pont de Québec.

Que diriez-vous, à titre d’’essais, de louer une flotte d’autobus amphibies comme on en voit de plus en plus en Europe ?  … avec trajet en boucle dans chacun des centre-ville de Québec et de Lévis. (voir GOOGLE image : autobus amphibies) De plus, cette alternative ajouterait un attrait appréciable à cette merveilleuse capitale du tourisme qu’est la ville de Québec.

Il est plus que temps de cesser de rire de la population avec cet illusoire troisième lien.

Rédaction : F. Pierre Gingras, Prévost

NDLR : Merci à Monsieur Gingras pour cette opinion remplie de sens.

RESTONS CALMES :LE TRAFFIC EN CE MOMENT SUR LES PONTS

 

À propos de Pierre Drapeau

Pierre Drapeau est le rédacteur en chef de Chefs d’entreprises.