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En 2009, le monde entier a été secoué par la récession économique américaine. Ayant été partenaire financier avec les États-Unis depuis toujours, le Canada avait de quoi être inquiet quant à son PIB et à son taux de chômage. Alors que 2009 vient de se terminer, qu’en est-il de l’économie de Québec ? Qu’est-ce qui attend la région en 2010 ? J’en ai discuté avec Mme Joëlle Noreau, économiste principale à la Fédération des Caisses Desjardins. Selon Mme Noreau, la situation économique de la grande région de Québec a été bien meilleure qu’à d’autres endroits. « D’après le Conference of board du Canada, on aurait à peine reculé en 2009, alors que ce n’est pas le cas pour d’autres », explique-t-elle. Et les facteurs sont nombreux. D’abord, la présence de la fonction publique qui a contribué à stabiliser le marché de l’emploi. « Le gouvernement ne peut mettre à pied ses propres employés », résume Mme Noreau. Ensuite, le secteur des assurances : « Évidemment, aux États-Unis, la situation est dramatiquement opposée, mais ici, à Québec, le marché a été stable et les gens ont continué de travailler » indique-t-elle. Ainsi, selon elle, l’omniprésence de ces deux secteurs clés a contribué à stabiliser les revenus et à maintenir un pouvoir d’achat. « Les gens ont continué de dépenser ! », dit-elle. Enfin, comme les secteurs manufacturiers et des matières premières sont moins présents que dans d’autres régions, Québec n’a pas trop souffert en 2009. Mais… Par ailleurs, la région a connu une légère hausse de son taux de chômage, passant de 4,6 % en 2008 à 4,7 % en 2009 ce qui, toutefois, est bien en deçà de la moyenne provinciale qui se situe à 8 %. 2010 Taux hypothécaire
Malgré tout, la région n’a pas été complètement exemptée. Les entreprises axées sur l’exportation et le tourisme ont souffert en raison de la hausse du dollar canadien par rapport à la devise américaine.
Selon Mme Noreau, les entreprises exportatrices ne doivent pas s’attendre à une relève américaine tout de suite : « 7 000 000 d’emplois ont été perdus aux États-Unis en 2009. Il est certain que les Américains continueront de surveiller leurs dépenses », croit-elle. L’économiste principale chez Desjardins soutient également qu’il faut s’attendre à un dollar canadien fort en 2010 et à un taux d’inflation contrôlé. Les prix de l’énergie devraient aussi être à la hausse, ce qui toucherait encore les entreprises exportatrices quant à leurs coûts de production et à leurs coûts de transport. Malgré tout, Mme Noreau soutient que l’économie devrait rentrer dans l’ordre vers la fin de 2010 et prévoit même un retour vers la croissance.
Par ailleurs, la montée des taux d’intérêt devrait être limitée en 2010 étant donné que la Banque du Canada s’est engagé à ne pas monter son taux directeur jusqu’en mai 2010. Une remontée est plutôt prévue vers octobre. Mais selon Mathieu Danjou, économiste senior chez Desjardins, une personne qui décide de prendre un taux d’intérêt variable sur 5 ans dans l’achat d’une maison doit s’attendre à une bonne remontée dans les prochaines années. Même si d’un point de vue financier, les deux se ressemblent, un taux fixe assurerait davantage une certaine protection.
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