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Les bookmakers anglais échauffés par un possible «Grexit»

William Hill a suspendu ses paris sur une sortie de la Grèce de la zone euro en raison de l’afflux de mises sur cette option. Mais chez Ladbrokes, on parie sur un vote favorable au référendum de dimanche.De notre correspondant à Londres,

Les parieurs anglais s’échauffent à la perspective d’un «Grexit». Devant l’afflux de mises sur une sortie de la Grèce de la zone euro avant la fin de l’année, le bookmaker William Hill a préféré suspendre par prudence ses paris sur la question. En fin de semaine dernière, cette possibilité était cotée 6 contre 1, puis 5 contre 1, avant d’être ramenée à 3 contre 1, ce qui équivaut à une probabilité passant de 14% à 25% de chances. Le maintien de la Grèce dans l’euro était coté à 2 contre 9, soit 81% de probabilité.

«Vu la volatilité de la situation, nous devions réduire nos risques de pertes. Certains parieurs semblaient en savoir plus que nous sur la question et ne voulaient miser que sur une sortie de la Grèce», explique Graham Sharpe, porte-parole de William Hill. La situation grecque fait partie des événements politiques qui attirent une partie avertie des joueurs britanniques, en marge des compétitions sportives.

Les récentes élections législatives de mai ont attiré un record estimé à 100 millions de livres (138 millions d’euros) de mises. Les parieurs suivent les flux de l’actualité. Pour l’heure, la Grèce les intéresse plus que l’élection du futur leader du Parti travailliste, qui doit se dérouler en septembre.

75% de chances pour le oui au référendum

«Nous avons ouvert les paris sur le premier pays qui quittera la zone euro plus ou moins depuis que l’euro existe, raconte Graham Sharpe. Cela s’est focalisé sur la Grèce il y a plusieurs mois mais c’est devenu hors de contrôle depuis ce week-end». Pour cette raison, la firme Ladbrokes ne propose pas de parier sur le «Grexit», question trop complexe, mais sur le résultat du référendum de dimanche.

Ce lundi, les cotes étaient à 1 contre 3, soit 75% de chances, pour la victoire du oui au référendum sur la validation des propositions des créanciers d’Athènes, et 2 contre 1 pour le non. «A l’ouverture des paris samedi dès l’annonce du référendum, c’était exactement l’inverse mais ça s’est retourné au vu des premiers sondages publiés», explique Matthew Shaddick, directeur des paris politiques chez Ladbrokes.
Les parieurs seraient donc enclins à l’optimisme sur une résolution de la crise.

 

 

Cet article provient du média lefigaro.fr

À propos de Pierre Drapeau

Pierre Drapeau est le Président de la Fondation Chefs d'entreprises.